Les femmes de ma lignée
Sauvez vos mots, le récit commence...
Je retrouve sur mon visage la douceur de son regard, et parfois, dans mes colères, la même dureté que la sienne. Nous héritons des visages comme des âmes.
Albert Cohen
Avant même que nous ayons des mots, nous héritons déjà d’histoires. Certaines sont visibles, racontées, célébrées. D’autres sont à peine perceptibles, mais pourtant agissantes. L’épigénétique nous invite aujourd’hui à penser l’héritage autrement : non comme un simple bagage génétique figé, mais comme une transmission sensible, façonnée par les expériences vécues par celles et ceux qui nous ont précédés.
Des recherches montrent que des événements tels que l’exil, la famine, la violence, la perte ou au contraire la résilience et la créativité peuvent influencer l’expression de certains gènes sur plusieurs générations. Il ne s’agit pas d’une mémoire précise, mais d’empreintes : une vigilance accrue, un rapport particulier au corps, à la sécurité, au silence, au courage. Ainsi, même sans connaître nos arrière-grands-mères, quelque chose de leur traversée du monde continue de vivre en nous.
C’est ici que l’écriture devient essentielle. Là où l’épigénétique parle de traces invisibles, la narration permet de leur donner forme et sens.
À qui appartient l’histoire des femmes de notre lignée ?
À qui d’autre que nous appartient l’entreprise d’écrire sur les femmes de notre lignée ?
Il ne nous reste parfois que des fragments de nos ancêtres : une photo jaunie, une anecdote répétée, parfois une zone de silence. Dans Mon nom est Elisabeth, l’autrice mène une enquête à partir d’une angoisse apparue autour de ses vingt-cinq ans.
Un jour ou l’autre — souvent à la faveur d’un âge charnière, d’une rupture, d’un bouleversement — nous avons envie de comprendre d’où l’on vient. Chercher comment les femmes de notre lignée ont traversé les épreuves de la vie. Alors on se met à raconter, mélangeant les faits et nos questionnements, nos intuitions.
Ce récit est précieux. Il devient trace. Pour nous d’abord, pour mieux nous comprendre, dessiner les contours de nos choix. Et pour celles et ceux qui viendront après nous.
Informations pratiques
À Bruxelles avec Sophie (49 Chaussée de Stockel 1200 WSL)
À Namur avec Sonia (lieu et dates à préciser)
Prochaines dates : jeudis matins.
De 10h00 à13h00 les 10/09 ; 17/09 ; 01/10; 21/10
Tarif : 140€ pour le cycle de 4 séances (indivisibles)
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Vos questions sont les bienvenues !
Sophie De Baets : 0473 90 77 68 - ateliers d'écriture à Bruxelles (1200)
Sonia Bonkowski : 0478/26.78.10 - ateliers d'écriture en région namuroise
Biographe et créatrice d'ateliers d'écriture mêlant philosophie, pratiques narratives et recueil de récits de vie.
Praticienne narrative expérimentée, passionnée par la poésie et l'écriture créative





